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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 13:39

Nous sommes à présent dans le département de la Somme, dans la très récente commune  de Fort-Mahon-Plage. Il semblerait en effet qu’avant le XVIIIe siècle, il n’y avait là que de superbes dunes de sable, la mer toute proche et des pêcheurs et ramasseurs de coquillages occasionnels.

En été, c’est la station familiale et sportive la plus fréquentée de la côte Picarde, classée station balnéaire depuis 2006. À marée basse, les cerfs-volants et chars à voile y règnent en maîtres des lieux. La plage, s'étendant de la Baie d'Authie au nord jusqu'à la baie de Somme au sud, offre un terrain de jeu infini !

Comment ne pas remarquer également l’immense domaine dunaire de Fort-Mahon-plage et de ses environs? Vue de la mer, on se demande pourtant, comment cette cité, les pieds dans l’eau, peut résister aux tempêtes...













La Baie de Somme sera notre prochain rendez-vous...




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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 19:02

Berck viendrait du germain "Birkja", qui signifie « bouleau », la région comportant plusieurs bois de bouleaux. Au début du XXe siècle, c’était le plus grand port d'échouage de France, avec plus de 100 bateaux de pêche avant 1914, ce qui la mettait en concurrence directe avec Boulogne. L'ensablement de l'estuaire avait conduit les pêcheurs de Berck à utiliser des bateaux à fond plat que les équipages tiraient au sec sur la plage.

L’autre particularité de Berk provient des qualités thérapeutiques du climat qui servira notamment à traiter la tuberculose osseuse sous le second empire.

L’expansion balnéaire de Berck, grâce à son immense plage de sable fin se renforce avec l'apparition des chemins de fer et des premiers congés payés. C’est aujourd’hui le paradis du char à voile et des cerfs-volants.

Depuis la mer, ces cabanes colorées pourraient donner beaucoup plus d’émotions si elles apparaissaient sur fond de mer plutôt que sur fond de béton, ou peut être même un jour de brume!
La rançon de la gloire, sans doute ? ...















Prochain rendez-vous :  Fort Mahon Plage!




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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 17:20

En patois Picard, Le Touquet signifie « le tournant ». Elle doit sa création et son développement à 2 hommes et à leurs idées novatrices : Monsieur Jean-Baptiste Daloz et Sir John Whitley. Le premier créera Paris-Plage et le second en fera la première station balnéaire franco-anglaise de luxe, consacrée au sport.

Associé à Pierre de Coubertin, Directeur de la station, John Whitley la rendra célèbre, en y faisant réaliser de superbes installations comme le golf, l'hippodrome, les tennis, et en y organisant de prestigieuses manifestations.

C’est notamment grâce au produit des jeux de son casino, que  la ville investit dans la construction de bâtiments somptueux pour ses infrastructures. De leur côté, Villas et hôtels rivalisent de luxe et de confort. La deuxième guerre mondiale mettra fin à cette période dorée, mais la reconstruction sera guidée par autant de forces et de passions que celles déployées à sa construction.  Maintenant  les jolies bâtisses ont laissé le béton s’immiscer sur le front de mer...

Le Touquet est aujourd’hui la station balnéaire la plus titrée de France : 16 bâtiments sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, et vous y trouverez également une très belle Galerie, au 52 de la rue Saint Jean... (une Galerie Plisson !)

Bonne promenade Touquettoise !


























Prochaine escale : Berk!



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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 17:09

Dès la fin du 19ème siècle, Boulogne sur Mer devient une station balnéaire de renom, et le premier port de pêche français.
La deuxième guerre mondiale la détruira en partie, mais c'est toujours le premier port de pêche en France, et le premier centre Européen de transformation des produits de la mer.

  Le port de Boulogne  en quelques chiffres :

Une flotille de près de 150 bateaux, plus de 70 espèces différentes débarquées chaque jour, 380 000 tonnes de produits de la mer acheminées chaque année.

Port de pêche, Port de commerce, Port transmanche et Port de plaisance, tout était fait pour que Boulogne attire Pêcheur d'Images dans ses filets! Et l'accueil légendaire des gens du nord n'a pas fait défaut lors de cette escale dont voici quelques images iodées!








                       


 











Prochaine escale : LE TOUQUET





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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 10:25
C'est par des conditions météorologiques estivales que Pêcheur d'Images a parcouru les premiers 50 nautiques de l'aventure, de la frontière Belge au Port de Boulogne.
Sur plus de 2 000 images réalisées en 3 jours, nous vous proposons aujourd'hui une sélection d'une trentaine de photos pour illustrer ce trait de côte.

Bon voyage!

     
  Frontière Franco Belge,à gauche c'est la Belgique...Les premières habitations après la frontière

Le phare Saint Paul, entrée de Dunkerque




   
        Chenal d'accès au port de plaisance                           Pont d'accès au Bassin du centre ville

                                                          
                        Bouée Cardinale unique en France : la sirène d'accueil du port de Dunkerque

     
                      Sortie du port et ...            
                   
     
                                                      les installations industrielles de Dunkerque.

      
                                                        Toujours les installations industrielles...
       


        
                                               Et les jolies petites cabanes de plage dans le sud de Calais!

       
Pêcheur d'Images arrive ensuite à Gravelines à pleine mer.

        


                  
   Puis Calais, le  port transmanche le  plus important du littoral

                                                                                            
   
Le trafic transmanche sur fond de Cap Blanc Nez                           Le Cap Blanc Nez

Les premières images de culture de la Terre, vues de la Mer
entre Cap Blanc Nez et Cap Gris Nez.

                      
Le Cap Gris Nez

        


Et, fin de cette première escale, l'arrivée au port de Boulogne
         



Prochaine escale : du port de Boulogne  au Cap d'Antifer...


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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 13:31


       
                La Recouvrance devant Lorient                                  La rade de Cherbourg

Nous avons quitté la rade de Lorient mercredi 22 avril à 13 heures, direction le Raz de Sein et le Chenal du Four. Puis nous sommes passés au sud de Guernesey, que nous avons laissé à bâbord au petit matin, dans une brume très épaisse ! Le Raz Blanchard et la Pointe de la Hague ne nous ont pas fait meilleur accueil avec leur brume londonienne! Le temps s'est finalement dégagé à 5 nautiques dans la rade de Cherbourg.

C’est là que nous avons récupéré Arnaud Guérin, géologue et vulcanologue, co-auteur de l’ouvrage «La France vue de la Mer», chargé de l’approche géologique de notre littoral. Nous avons alors appareillé pour la Pointe Lévi, en passant par le petit Port du Becquet, puis le Port Lévi.

                                                                         


          

  
           La Pointe Lévi
                                                                       Le port Lévi


À l’anse de la Mondrée, nous avons rencontré une femme ostréicultrice qui plonge pour aller déposer ses poches d’huîtres sur des tables au fond de la mer. Rendez-vous est pris pour notre retour afin que nous allions faire des images ensemble.


Nous continuons à longer la côte et nous passons devant une batterie allemande détruite  en face de Gatteville, à la Pointe de Néville.
                                                                     Pointe de Néville
             

Devant le phare de Barfleur nous avons attendu que la lumière se lève, en faisant des ronds dans l’eau, ce qui a beaucoup inquiété le sémaphore qui n’aime pas du tout voir les bateaux jouer dans les cailloux...À notre arrivée à Barfleur, les patrons du « Comptoir de la Presqu’île » nous ont spontanément invité à boire un verre chez eux avec leurs amis. L’accueil normand n’est pas une légende!
  
                         Port de Barfleur                                                       Phare de Barfleur


C’est de nuit que nous avons rembarqué, en faisant route sur le port de Saint Vaast la Hougue, où nous avons passé la nuit. Le lendemain, nous avons repris la mer à 8 heures, à l’ouverture du bassin, pour les îles Saint Marcouf : l’île du Large et l’île de Terre.

  
                Port  de Saint Vaast la Hougue                                       Les îles Saint Marcouf



Au large de Utah Beach, de la Pointe du Hoc et de Omaha Beach, nous vivons un grand moment d’émotion, car nous avons approché ces sites tels que l’ont fait les alliés en débarquant le 6 juin 1944. Puis nous passons devant les restes du port d’Arromanches. « La France vue de la Mer » panse ses plaies...

  
                               Utah Beach                                                          La Pointe du Hoc

                                                    Le cimetière américain d'Omaha Beach

                                                                      Arromanches


En quittant Arromanches, nous nous dirigeons vers Ouistreham, Cabourg, Trouville et Deauville, où nous décidons de « beacher » Pêcheur d’Images afin de voir ce qui est arrivé à l’une de ses hélices... Une vision un peu surréaliste !

 
                   Plage de Ouistreham                                                      Plage de Cabourg

 
                                                                            Deauville

      
                                                   Pêcheur d'Images beaché à Deauville



Prochaine escale en images : « Quand la marée remonte la Seine »



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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 11:33


La France vue de la Mer : la presse en parle...

Quelques mots sur "La France vue de la Mer" dans cet article paru aujourd'hui dans le Ouest France en 4ème de couverture !
Extrait de l'article : "...Ce qui compte c'est de faire entrer la mer dans le coeur des enfants. On ne respecte que ce qu'on aime". Le personnage ne cherche pas à être vu. Dans son ciel doré, il est de dos.

...et le Ministre de l'environnement s'y intéresse!

Monsieur Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire a en effet invité personnellement Philip à s'investir et à participer au Grenelle de la Mer. Ils se rencontreront le 12 mai prochain.





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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:58
Mardi 21 avril 2009, 18 heures, les derniers préparatifs sur Pêcheur d'Images...

 

...une dernière photo à terre avec l'équipage de la SNSM de la Trinité,

puis c'est la mise en place de la photo "témoin" qui servira de modèle à toutes les Sations de Sauveteurs en Mer que Philip immortalisera tout au long de son reportage

 


Et enfin, un dernier au revoir au reste de l'équipage resté à quai...

 

L'aventure commence, direction Dunkerque!

A très bientôt pour les premières images embarquées....
 


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 22:33


C'est sous l'oeil protecteur de son Captain
que Pêcheur d'Images a fait une escale technique à Kéroman,
afin de s'habiller aux couleurs des Sauveteurs en Mer & des Editions du Chêne

 

Après une semaine en pays Lorientais, les deux marins refont route sur La Trinité
pour les derniers préparatifs

 



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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 10:06



Si les Peintres de Marine ont leurs lettres de noblesse, ils le doivent à Joseph Vernet qui, par son oeuvre, "les vues des ports de France", éclaire le XVIIIe siècle et pas le moindre : le Siècle des lumières.
Homme de Provence, adoubé par Louis XV, le voici "pêcheur d'images" d'émotions iodées, douze ans durant - de 1753 à 1765. À ce titre, il est fait "Peintre des marines de Sa Majesté".
C'est donc bien une "commande royale" des Editions du Chêne qui honore aujourd'hui Philip Plisson.


Deux cent cinquante ans après Vernet, et dans la lignée des émules de celui-ci, dont Louis Garneray, sous l'Empire, fut la haute figure, en passant par le Brestois Ozanne, Plisson, ses boîtiers et objectifs Canon en batterie et fort de son statut d'artiste de "La Royale" (Peintre de la Marine depuis 1991) embarque pour une oeuvre au long cours qui le conduira tout le long du  littoral, depuis les côtes flamandes, jusqu’à la Riviera Italienne.

Comme Vernet, dont le journal du roi indique, à la date du 27 septembre 1753 : "Il est décidé que Vernet sera chargé de peindre tous les ports de France", Plisson, depuis son havre de La Trinité-sur-mer, en Morbihan, échafaude un véritable mémorial de la vie de notre trait de côte en trois tomes :
De Dunkerque à Ouessant, soit 1.600 milles nautiques
De Ouessant à Hendaye, soit 1.850 milles
De Cerbère (Catalogne) à Macinaggio (Corse), soit 1090 milles. Il espère atteindre cette dernière à la saison des cimes enneigées...

Selon un découpage dicté par la "Lithosphère" d'Arnaud Guérin, spécialiste des archives du littoral, il passera 18 mois à sillonner nos côtes, s'enfonçant jusqu'où remonte la marée : Rouen, Pont-Aven, Redon, Nantes, Bordeaux, etc... oeuvrant pour un véritable travail d'inventaire de notre patrimoine maritime.

Philip Plisson  a souhaité dédier ce projet ambitieux au courage et au dévouement d'une population discrète et efficace, les Sauveteurs en Mer, en espérant favoriser ainsi la reconnaissance publique de ces bénévoles qui risquent parfois leurs vies pour sauver celle des autres..

Quand les fameux Hospitaliers Sauveteurs Bretons (HSB) prenaient la mer voilà des décennies, c'était des marins au secours d'autres marins. Aujourd'hui, les bénévoles de la SNSM  sortent à 80% pour porter assistance à des plaisanciers...

À raison de 6 heures de photographie par jour, plutôt tôt le matin et tard le soir, soit 265 jours de mer et à une vitesse moyenne de 8 noeuds, Philip Plisson produira cet inventaire unique destiné à marquer l'histoire moderne, la plus exhaustive possible, d’une France vue de la mer.
Déjà, avec son immense travail sur les phares, dont il offrit 300 tirages originaux au Premier ministre de l'époque (Lionel Jospin), Philip Plisson avait ouvert la voie de cette chasse aux chefs d’œuvre en péril.

À l'époque de Louis XV, Joseph Vernet recevait 6.000 livres par tableau. Ses "frais de voyage, de séjour et autres dépenses, peines, soins, pertes de temps, etc..." lui étaient remboursés.
Trois siècles plus tard, l'avenir des Océans suscite d'ardents débats. Voici donc que pointe un "Grenelle de la mer" à l'initiative du ministre de l'Ecologie, de l'Energie et du Développement durable. Histoires d'eaux...

Comme il l'a toujours fait, anticipant sur les passions ou les préoccupations de son temps, Philip, ne se contente pas de parler de la mer et de refaire le monde sur une planisphère, aussi écologique soit-elle. Conscient, comme le titre d'un de ses livres symboliques que "La Mer est l'avenir de la Terre", il la sillonne de nouvelles vagues en marées bleues pour la montrer telle qu'elle est et non telle qu'on rêverait qu'elle soit.
Grâce à lui, une image (de mer) vaut mille mots.
Il n'est pas étonnant que deux millions et demi de foyers français ont accroché "un Plisson" à leur mur, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux et pour répondre à un besoin de mer.

C'est pour continuer à faire rentrer la mer dans le cœur des Français que Plisson se lance de nouveau, avec Pêcheur d'Images, dans cette belle aventure. Mais sans l’aide de l'Etat, ni "remboursement de frais de voyage" comme au temps du grand Vernet et de ses dignes émules.
Reste qu'avec un projet aussi valeureux, il y a de quoi agiter les rêves de généreux mécènes et autres amis de "La Royale"...
Ah, si le Roi savait ça !

                                                                                   Patrick Mahé
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