Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 15:18


Depuis le 21 avril,  je me lance dans une aventure exceptionnelle, peut-être le challenge le plus difficile voire le plus risqué d'une vie de marin photographe.

Durant près de 2 ans, nous allons parcourir le trait de côte de la France métropolitaine, une aventure de la frontière belge à la frontière italienne, un vrai travail d'inventaire dans l'esprit des Peintres de la Marine. Une aventure en partenariat avec les Editions du Chêne, du groupe Hachette/Lagardère.
Un travail minutieux pour la réalisation de 3 ouvrages exceptionnels :

- Tome 1 : de Dunkerque à Ouessant
- Tome 2 : de Ouessant à Hendaye
- Tome 3 : de Cerbère à Macinaggio

Pêcheur d'Images IV vient d'être réarmé pour cette aventure et repeint aux couleurs des Sauveteurs en Mer.
Tout au long de ce parcours, je tiens à rendre hommage  à tous les hommes et femmes bénévoles des  230 stations SNSM de notre littoral.
Je souhaite  photographier les équipages à bord de leurs unités et offrir ainsi aux Sauveteurs en mer un véritable inventaire des moyens et des hommes.


     LA FRANCE VUE DE LA MER EN CHIFFRES

    - De la Trinité sur Mer à la frontière belge : 550 miles
    - De la frontière belge à Ouessant : 1230 miles
    - De Ouessant à Hendaye : 1850 miles
    - De la frontière espagnole (Cerbère) à Macinaggio (Corse) : 1090 miles
    - Le tour de l'Espagne : 2100 miles

Soit une aventure de : 6820 miles sur deux ans. (Pour les terriens : 12 630 Km.....)
Vitesse moyenne au travail sur le trait de côte : 8 noeuds.
Soit en heures de mer : 1 578 heures
A raison de 6 heures de photo en moyenne par jour : 263 jours de mer
15 jours de reportage en moyenne par mois, soit : 18 mois de mer

Tout au long de ce voyage exceptionnel, je garderai en mémoire cette phrase de Jean-François Deniau dans ouvrage "La Mer est ronde" :

" Quand on a accompli quelque chose d'heureux en mer, petite croisière ou grand raid,
Cap Horn ou îles d'Hyères,

c'est d'abord parce qu'on a évité de faire ce qu'il ne fallait pas faire.
C'est ensuite parce qu'on a fait ce qu'il fallait faire.
C'est enfin parce que la mer l'a permis."
Jean-François Deniau

Photographiquement vôtre.

PHILIP PLISSON



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