Aujourd’hui vendredi 13 janvier, cela fait 7 jours que les travaux de déconstruction du TK Bremen ont débuté. Une semaine pendant laquelle j’ai partagé le quotidien des techniciens de la société Euro Demolition, en étant sur place 6 à 7 heures par jour, tôt le matin et tard le soir. Cette déconstruction est rapide d’une part grâce au professionnalisme et aux compétences de ces Hollandais qu’on retrouve systématiquement autour de la planète lors des grandes opérations maritimes. D’autre part grâce à des conditions météorologiques exceptionnelles dans cette période où généralement nous subissons des chapelets de dépressions. En effet, que ce serait-il passé si ce chantier avait dû subir coups de vent sur coups de vent, entre autres lors des grandes marées du 25 décembre et du 12 janvier dernier ? Comment toutes ces équipes auraient-elles pu gérer les dommages collatéraux d’une mer démontée qui aurait sans aucun doute attaqué et détruit à sa manière la coque échouée du TK Bremen ? Aurait-on alors reproché la lenteur de la déconstruction comme certains aujourd’hui reprochent sa trop grande précipitation ? Pour vivre au quotidien ce chantier, et pour avoir vécu d’autres accidents sur notre littoral, comme en Galice et en Cornouailles, je constate que la «pollution» que nous subissons, et qui est gérée, est inférieure à un dégazage. Aujourd’hui les hommes s’affairent autour et sur le Bremen pour préparer la déconstruction de la partie arrière ; dernière partie du chantier qui commence.
Espérons que la fenêtre météo anticyclonique prévue jusqu’à mercredi prochain tienne ses promesses afin de continuer à gérer le chantier avec autant de sérénité avant que la mer ne reprenne ses droits…

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