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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:00

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Nous sommes en juillet 1992 dans le cadre du grand rassemblement de Brest 92. La veille, nous avons suivi la grande régate qui mène toute la flotte de Brest à Douarnenez pour finir en beauté cette semaine de fêtes populaires autour de notre patrimoine national de bateaux de travail.

La ville de Douarnenez a décidé d’inaugurer ce jour là son port-musée, ce qui devait devenir le « Mystic Sea Port » à la Française, une institution remarquable créé en 1929 sur la côte Est des USA entre New-York et Boston.

Douarnenez, la Bretagne, et les associations ont investi beaucoup d'argent et sur plusieurs années pour réaliser ce port dans la ria de Port-Rhu, un bras de mer qui rentre au cœur de Douarnenez avec le port de Tréboul sur sa rive gauche.

L’arrivée de toute la flotte, Belem compris, a été une des plus belles fêtes que j’ai vécu sur notre littoral. Alors que la journée avait été particulièrement chaude et ensoleillée en fin de soirée, un front pluvieux est venu recouvrir la belle fête mais vu de « Pêcheur d’Images » au mouillage devant le seuil d’entrée du port, l’ambiance était, à mon goût, devenu plus photogénique.

Au petit matin, un crachin brumeux accompagnait la sortie de la flotte. Toujours au mouillage, j’ai eu le bonheur de vivre ces ambiances, sorties tout droit de « Pêcheur d’Islande ».

Très longtemps, cette yole, armée de 6 rameurs canadiens, a été une des icones préférée de ma production photographique. J’ai toujours beaucoup de tendresse pour l’histoire de cette photo.

Mon assistant de l’époque, breton bretonnant, m’avait fait remarquer que dans ces conditions météorologiques, un photographe local n’aurait certainement pas sorti son matériel mais pour moi, qui suis un breton d’adoption, la Bretagne, c’est d’abord çà. Tout comme la brume dans le grand canal à Venise. Depuis, cet assistant, troisième génération d’ostréiculteur, est devenu mon gendre et mon plus proche ami. Il m’a donné deux petits fils (19 et 13 ans aujourd’hui) qui m’accompagnent et m’assistent.

Ce n’est pas aussi réussi pour le port-musée. Port-Rhu n’a été qu’un énorme gâchis malgré tous les investissements financiers engloutis. Ce qui aurait dû devenir le musée à flot de notre patrimoine maritime est aujourd’hui une petite marina très accueillante avec des pontons pour des yachts en composite.

 

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  Un petit voilier dans Port Rhu

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Bateau de pêche sortant de Port Rhu

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Vieux Gréement au port

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Port Rhu, au petit matin


BREST 92, c'était aussi ça !

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Livarde néerlandaise pendant Brest 92

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L'équipage d'un voilier participant au rassemblement 

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Premier rassemblement de grands voiliers à Brest

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  Au mouillage à Port Rhu

 

Port Rhu à Douanenez, quelques années plus tard dans le cadre de La France Vue de la Mer

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 11:15

Nous souhaitions partager à nouveau avec vous les émotions vécues lorsque nous étions au coeur de la Tempête PETRA,
à travers ce film déjà visionné 300 000 fois et grâce aux images réalisées ce jour là !

Merci & Bon Vol !

Photographiquement Vôtre

 

 

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  Saint Guénolé

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  Le phare de Nividic

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  La Mer d'Iroise, comme un bouillon

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  La vague qui arrive sur le phare de Nividic est plus haute que lui !


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La vague traverse le phare de la Jument sur son passage


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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 08:30

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Cette image qui a fait le tour du monde est, une fois de plus, une belle histoire d’hommes à l’origine. Nous sommes le 30 décembre 2006. Dans l’après-midi, mon ami Daniel Manoury, mon pilote d’hélicoptère depuis 17 ans, vient me rendre visite à la maison. Nous parlons de notre passé, de nos aventures, de notre complicité car demain, 31 décembre, c’est le dernier jour où Daniel pourra piloter sa machine. Il est à la retraite obligatoire le 1er janvier 2007. À la maison, la télévision est allumée sur la chaîne météo car un avis de grand frais est annoncé. Je suis donc l’évolution de cette dépression. Vers 17 heures, les conditions se précisent. J’appelle Toulouse, le service des prévisionnistes Marine avec qui j’entretiens des rapports réguliers et exceptionnels. J’ai alors  la confirmation d’un avis de coup de vent de 8 à 9 Beauforts. J’appelle ensuite mon ami Carlos, le commandant de l’Abeille Bourbon qui me confirme que les prévisions sont musclées et qu’il est déjà sur zone au mouillage sous le Stiff à Ouessant. Je lui pose directement la question : « Si je viens demain matin au plus fort de la dépression, pourras-tu naviguer pour faire des images ? ». Il me confirme que mon autorisation préfectorale est toujours valable et qu’il ne voit aucun inconvénient à ce que nous nous retrouvions autour de 10 heures dans le nord est de Ouessant, près du « Trou de l’enfer ».

31 décembre 2006. Pour mon ami Daniel, c’est son dernier jour de vol après une très longue et très belle carrière de pilote, d’abord dans l’armée de l’air puis dans le civil chez Héli Bretagne. Il enregistre plus de 15 000 heures de vol à son compteur… Il décolle de Vannes et passe me prendre à La Trinité. Mon assistant est en congé alors j’embarque mon ami et gendre Younick dans l’aventure. Pour me faire plaisir une dernière fois, Daniel a installé les doubles-commandes. Depuis des années, Daniel m’a donné le goût du pilotage de l’hélicoptère. C’est devenu une passion.

Je prends les commandes, direction Ouessant. Arrivé sur zone, nous nous posons sur le terrain pour couper et mettre la machine en configuration photo. J’enfile mon harnais pour travailler dehors, debout sur le patin. Younick prépare le matériel photo, prêt à répondre à mes demandes. Nous nous comprenons très bien car il a été mon assistant pendant un an en 1992.

Daniel reprend les commandes, direction l’Abeille Bourbon qui fait déjà route. La suite se passe de commentaires. L’addition des conditions de mer, du plus beau remorqueur de haute mer et le talent du pilote ont écrit la suite de l’histoire. La qualité spectaculaire des images est à mettre au crédit du commandant et de l’équipage de l’Abeille qui ont fait passer ce bateau dans la zone la plus perturbée, autour de Ouessant, les jours de gros temps.

À la fin des prises de vues, le commandant Carlos, me demande par radio de me mettre au-dessus de l’étrave de l’Abeille, alors qu’il avait changé de cap, et me précise que l’Abeille avait la houle "dans le cul". Pratiquement en stationnaire au-dessus de la plage avant de l’Abeille, nous avons vu sortir tour l’équipage avec en tête, Carlos. Ils ont alors déroulé une grande banderole qu’ils avaient préparée sur laquelle était écrit en grand : « Merci Daniel ! » Oui, ce jour-là, tous les marins, tous les hommes et femmes d’images pouvaient dire un grand merci à notre cher Daniel qui, par tous les temps, nous avait si bien placé au cœur de notre sujet : la Mer. Si la Terre sépare les hommes, la Mer les rapproche. La preuve, une fois de plus.
Un seul regret dans cette aventure, la réaction du groupe Bourbon, qui m'a refusé d'embarquer quelques mois plus tard à bord de l'Abeille pour compléter mon reportage et qui n'a jamais accusé réception du grand tirage que j'avais offert comme épreuve d'auteur au Président. Les remorqueurs de haute mer sont affrétés par la Marine sous l’autorité des préfets maritimes. Mais les services de communication de cet armement, avait refusé qu'un Peintre de la Marine soit embarqué à bord d’une de leur unité.

Ma satisfaction aujourd’hui, ce sont les milliers d’images de l’Abeille qui habillent les bureaux comme les foyers des Français et qui a rendu populaire, l’intervention de l’État en mer. 

Pour finir la journée et fêter ce dernier vol, nous sommes passés par l’île de Sein où mon ami Brigitte nous avait préparé un ragoût de homard. Enfin, après avoir refioulé à Quimper, j’ai piloté pour rentrer sur Vannes. C’était la dernière heure de vol de mon ami Daniel.

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    Seul ce remorqueur peut traverser la mer par gros temps !

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  Au second plan, le phare du Créac'h à Ouessant

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  A la demande du Commandant, nous nous mettons en stationnaire au dessus de la plage avant

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  Tout l'équipage se retrouve à l'avant avec la pancarte qui remercie Daniel

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  Un très beau moment  de partage !

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  Nous laissons ensuite l'Abeille repartir et nous nous dirigeons vers Ouessant.

 

Retrouvez les images de l'Abille Bourbon sur notre Galerie de vente en ligne

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 08:00

Le 15 Janvier 2009, alors que je prenais des photos de Manhattan depuis l’autre côté de l’Hudson River, j’ai senti qu’il se passait quelque chose d’étrange sur ma droite. L’œil dans le viseur, mon champ de vision était restreint. C’est en détournant le regard que je me suis rendu compte qu’un avion venait de se poser sur l’Hudson River ! Je n’avais rien entendu puisque les moteurs étaient coupés, et j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un exercice. Quand je me suis rendu compte que la situation était bien réelle, car les portes de l’avion venaient de s’ouvrir et les passagers se servaient des toboggans comme de canots de sauvetage, j’ai voulu changer de boîtier et d’objectif puisque j’étais toujours au grand angle. Je tremblais tellement d’être le témoin de cette incroyable scène, que j’ai mis un certain temps à enclencher mon 500 mm sur mon boitier.

 Le pilote de l’A320 a été salué comme un héros national car grâce à son expérience et à son sang froid, il n’y a eu aucune victime. A l'origine de cet accident, un groupe de bernaches du Canada, percuté en plein vol, qui a provoqué la perte de puissance des réacteurs.

De ces moments incroyables, j’ai réussi à capter ces quelques images que je partage avec vous aujourd’hui car il y a des histoires qui finissent bien, et puisque j’étais juste au bon endroit au bon moment…

 

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La première photo que j'arrive à prendre ! L'avion vient juste d'amerrir, évitant une catastrophe en pleine ville de New York

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  Très rapidement, une navette se détourne de sa route et vient à la rencontre de l'avion qui flotte...Les premiers passagers sortis sont déjà sur les ailes de l'avion

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  On ne voit que la queue de l'Airbus au milieu de la flotte de navires, ferries et  vedettes20090114-IMG 9124 1

 

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  Les premières navettes entourent l'avion pour récupérer les passagers sur les toboggans et les ailes

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  L'ensemble des 150 passagers et 5 membres d'équipage sera très vite évacué.

L'A320 sombrera dans les eaux glacées de l'Hudson River à la tombée de la nuit.

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  Juste avant le crash, je regardais Manhattan comme ça...

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Photographiquement Vôtre

 

Prochaine Histoire d'hommes : la photo de l'Abeille Bourbon

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 08:40

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Nous sommes en août 1989. Pen Duick arrive de Bénodet après avoir participé au premier rassemblement des grands voiliers de Rouen en juillet. C’est à cet instant, la première fois depuis 1962, que Pen Duick tire un bord dans la baie de Quiberon. En 1963-1964, Eric est complètement absorbé par la conception et la construction de Pen Duick II chez les frères Gilles et Marc Costantini à La Trinité où l’on travaille dans la plus grande indifférence à la naissance d’une légende…

Pen Duick, lui, le bateau de la famille Tabarly est abandonné dans la vasière pendant 25 longues années. C’est Bruno Troublé qui a l’idée de faire financer les travaux pour faire revivre Pen Duick dans le cadre des fêtes nautiques qui marqueront les 200 ans de la Révolution Française.

L’épave, ou presque, de Pen-Duick est entre les mains d’or de Raymond Labbé dans son chantier à Saint Malo. Le bateau de mon enfance va revivre. Les français, sur tous les plans d’eau, vont découvrir les élancements et le gréement exceptionnels de la Petite mésange noire , "Pen-Duick" en breton, un plan William Five dessiné à Fairlie en Ecosse et construit en Irlande en 1896 dans la vasière de Cork.

J’ai une belle histoire personnelle à bord de Pen-Duick en compagnie de « Babar », le père d’Eric. Mais depuis cette foutue nuit du 12 au 13 juin 1998 où Eric fait son trou dans la mer, expulsé par Pen-Duick, mon histoire n’a plus le même goût. J’ai passé avec Eric des heures heureuses sur son yacht, j’y ai dormi quelques fois, seul, les yeux ouverts mais jamais je ne remettrai mon sac à bord.

Je suis et resterai orphelin de mon ami.

 

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Retrouvez les images de Pen Duick sur notre Galerie en ligne

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 08:30

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On est au printemps 1990, coup de fil d’Éric. Il m’annonce que Thalassa vient tourner plusieurs jours un film sur Pen Duick. Eric connaît  l’amour que je porte à son bateau. Il me demande alors si je peux venir deux  ou trois jours le retrouver pour faire du cinéma…. Il n’a pas besoin de me poser deux fois la question. Je lâche tout, j’arrive !

Les conditions météo sont exceptionnelles : Tempête de ciel bleu, vent solaire avec un thermique de 15 nœuds en fin d’après midi qui souffle sur la belle lumière.

Pendant deux jours, nous nous prêtons aux objectifs de Thalassa, entre l’Odet au pied de chez Éric et l’archipel des Glénan. Cette photo, c’est le soir où nous rentrions d’un beau mouillage aux Glénan. On n’a pas besoin de parler avec Éric pour se comprendre. Nous savons l’un comme l’autre que ce bateau offre à celui qui sait l’écouter et le regarder avec le cœur une authentique relation avec la mer.

Je n’ai jamais fait partie du cercle très privilégié des équipiers au long cours d’Eric. Mais sur Pen Duick, en régate, j’ai eu le bonheur d’occuper les postes de navigateur, de tacticien ou de régleur.Mon amie Jacqueline passait les sandwichs et voire même un appareil photo quand elle estimait que l’instant était exceptionnel.

Cette image sera la photo la plus publiée dans la presse la dernière semaine de juin 1998. Du bonheur au malheur, il n’y a qu’un battement de cils…

 

J'avais eu la chance d'embarquer avec Eric sur Pen Duick, pendant la Nioulargue, en voici quelques images que j'aime partager

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 16:30

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Nous sommes en octobre 1995. Je prépare le livre du Centenaire du Belem que m’a confié la Fondation Belem 1896-1996. Depuis un an, je navigue régulièrement à bord pour réaliser mes images. Cet été 1995, Belem est en Méditerranée. Nous naviguons entre Marseille et Nice avec une escale sur l’île d’Elbe avant le tour de Corse. La tournée s’achève fin septembre avec une dernière escale à Port-Vendre où je réembarque pour le tour de la Péninsule Ibérique. Nous faisons escale à Cadix après une semaine de navigation pour embarquer les derniers stagiaires de la saison. Je laisse ma place à mon fils Guillaume qui va poursuivre l’aventure jusqu’à Nantes.

Fin octobre, j’ai rendez-vous avec Belem en fin d’après midi entre les îles de Groix et de Belle-Ile pour réaliser la dernière séance de photo en hélico. Dans la journée, le temps est particulièrement pourri : crachin breton, vent nul, mer plate. Comme convenu, nous décollons de La Trinité à 17 heures pour faire route sur la pointe des Poulains à Belle-Ile et attendre Belem. Une très belle surprise nous y attend ! Le vent s’est levé, le ciel est passé en traîne avec la pleine mer mais surtout un très beau train de houle accompagne ce changement de météo.

Belem se présente avec quelques voiles carguées et serrées mais avec encore assez de toile pour garder le bateau vivant. Je pense que c’est la plus belle séance de photo qu'il m’ait été donné de faire sur ce bateau, que je suis depuis son accostage sous la Tour Eiffel après qu’il ait quitté l’île de San Georgio à Venise, racheté par la Caisse d’Epargne.

A l’avant bâbord, on aperçoit un homme en ciré jaune, c’est Guillaume qui fait des images en évitant les embruns. A cette époque, j’avais encore l’habitude de partager régulièrement des sujets avec lui. Pendant 15 ans, nous avons pratiquement tout partagé jusqu’au jour où il s’est fait absorbé par ses clients. Son talent lui a permis alors de voler de ses propres ailes.

 

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On voit à peine la silhouette du marin dans la mâture... 

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AA32603Belem est le dernier trois mâts barque Français, navire école pour les Mousses !

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  Belem est retourné à Venise en avril dernier ! Une escale nécessaire pour remercier les Italiens de l'avoir sauvé et de lui avoir donné une nouvelle mission : celui de navire-école !

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 07:58

26 décembre 2004, 7h58 minutes et 52 secondes. Le 4ème séisme le plus fort jamais enregistré dans le monde fait trembler l'Océan Indien. Ving minutes plus tard, le Tsunami provoqué par ce tremblement de terre engendrera des vagues atteignant jusqu'à 30 mètres de haut. La réalité dépasse la fiction... Si l'on entend beaucoup parler des 20 000 malheureuses personnes qui ont perdu la vie en Thaïlande, on parle moins souvent des 220 000 morts et disparus le long du trait de côte en Indonésie, entre Aceh et Meulaboh, où j'ai passé deux semaines, huit jours après le sinistre. 10 ans après, le souvenir de ces images est toujours aussi douloureux.

Témoigner, c'est le rôle, la mission et le devoir du Corps des Peintres de la Marine. Aussi, lorsque le SIRPA me proposa de rejoindre la "Jeanne" au Sri Lanka en compagnie de Jean-François Deniau, j'avais répondu "présent". Comme tout le monde, depuis le 26 décembre, j'avais pu prendre conscience de cette catastrophe. Jamais je n'aurais imaginé que sur le terrain, ce drame était d'une dimension aussi inhumaine. Le Commandant de la Jeanne d'Arc, Marc de Briançon, peut être fier de la façon dont il a géré cette intervention interarmées. Notre mission était humanitaire avant d'être journalistique, et ce fut difficile de le faire admettre à certaines personnes embarquées... Nous devions en effet installer un hopital de campagne, mettre en place un pont aérien pour déposer au plus vite, auprès des rescapés, de l'eau, des vivres et du personnel médical de la protetion civile. Un travail remarquable des armées françaises, pas assez mis en avant par la presse. Heureusement, sur le terrain, ce travail a éte reconnu. Un colonel des Marines US rencontré sur place m'avait interpellé : " Vous les Français vous faites un sacré boulot !" Il fallait aussi que nous nous en souvenions.
Les premiers jours, nous étions seulement autorisés par le gouvernement indonésien à faire des reconnaissances aériennes sans pouvoir nous poser. Nous avons pu ensuite héliporter des vivres et de l'eau à des villages qui n'avaient reçu aucun secours depuis le 26 décembre.

Ces images existent pour ne pas oublier.

Philip Plisson

 

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Le 4 janvier 2005, la Jeanne D'Arc et le Georges Leygues appareillent de Djibouti, à destination du nord de l'Indonésie, avec à leur bord 5 tonnes de médicaments, 80 000 litres d'eau et 6 000 rations de combat pour venir en aide aux victimes.

TSUNAMI 2005 - 002Photo : Stéphane Dugast

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Première mission héliportée. Après deux jours de survol pour repérage, le gouvernement indonésien nous autorise enfin à distribuer de l'eau et des vivres dans les villages inaccessibles, qui n'ont vu aucun secours depuis le 26 décembre.

 

                      TSUNAMI 2005 - 007  TSUNAMI 2005 - 008

Jean-François Deniau est à bord avec moi lors de ce premier vol. Le silence en dit long sur notre état d'esprit !

TSUNAMI 2005 - 009Trois semaines après le passage de la vague, l'eau ne s'est toujours pas retirée.

TSUNAMI 2005 - 011Nous approchons d'un village, ou de ce qu'il en reste...

TSUNAMI 2005 - 012Nous allons nous poser sur une ancienne route, à proximité du village, pour assurer la sécurité et prévenir les poulations de l'arrivée d'un hélicoptère Puma.

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TSUNAMI 2005 - 016A peine l'hélicoptère posé, la population se dirige vers nous !

TSUNAMI 2005 - 018Photo : Stéphane Dugast

TSUNAMI 2005 - 019Nous découvrons une population particulièrement disciplinée et attentive au discours du jeune Enseigne de Vaisseau.

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TSUNAMI 2005 - 023La distribution se passe dans le silence et l'ordre !

TSUNAMI 2005 - 030Ces enfants sont muets, hagars et la plupart sont incapables de transporter les vivres et l'eau que nous leur offrons.

TSUNAMI 2005 - 024L'eau qui a tout détruit, mais aussi l'eau sans laquelle la vie n'est plus possible !

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Nous prenons alors conscience que ce village, à l'origine de 700 habitants, ne compte plus que 150 âmes, dont de très nombreux orphelins.

TSUNAMI 2005 - 028Enfin l'eau !

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Ces deux petites orphelines ont dans leur regard une détresse impossible à oublier !

TSUNAMI 2005 - 033Certains retrouvent quand même les forces de s'amuser...

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  Le calme après le désastre

TSUNAMI 2005 - 036Le temps est venu de faire le bilan, sans trop savoir comment commencer...

TSUNAMI 2005 - 037La richesse de cet homme : un vélo pour se déplacer et quelques objets récupérés...

TSUNAMI 2005 - 039On nettoie et on balaye quand cela est possible. Sur le pas de porte, on tente de récupérer des objets dans ce mélange de gravas, de boue, de béton et de bois.

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TSUNAMI 2005 - 044A toute vitesse, des ambulances roulent le long de ces rues et avenues dévastées. A leur bord, des hommes au nez et à la bouche masqués pour supporter les odeurs. De temps en temps, une de ces ambulances s'arrête afin d'embarquer des cadavres déposés le long de la route.

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TSUNAMI 2005 - 048Déployés au large de la côte sinistrée par le Tsunami, les marins de la Jeanne d'Arc et du Georges Leygues vont, tour à tour, débarquer dans cette ville de Meulaboh, qui n'en finit pas de panser ses plaies.

 

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TSUNAMI 2005 - 054Aucune trace de vie, pire encore, aucune trace de matériaux de construction. La mer est repartie avec la mémoire de ce village.

TSUNAMI 2005 - 055Vu de l'hélicoptère Puma, il ne reste plus rien ou presque. Quelques habitations en dur. Autour, c'est un véritable champ de ruines. Comme après un bombardement.

TSUNAMI 2005 - 058Au moins 228 429 personnes ont trouvé la mort ou seront portées disparues et présumées mortes dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra, entre Aceh et Meulaboh.

TSUNAMI 2005 - 060Les mots ne pourront jamais être à la hauteur de la réalité !

TSUNAMI 2005 - 069On estime à 4000 le nombre de bateaux de pêche détruits ou disparus tout au long de cette côte, et ce fut l'un des premiers problèmes à résoudre : reconstruire une flotte de pêche, première activité économique de la région.

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TSUNAMI 2005 - 075Après avoir survolé 400 kilomètres de trait de côte dans la province d'Aceh, entre Banda Aceh et Meulaboh, j'ai compris qu'il ne restait plus, sur une bande d'un kilomètre au minimum, que quelques vivants et des morts.

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TSUNAMI 2005 - 084Dans le village de Lampuuk, près de Banda Aceh, seule la mosquée a résisté au Tsunami. Plus aucune trace de vie, plus aucune trace du passé, la mer s'est transformée en un gigantesque aspirateur, et la pendule s'est arrêtée à 08h26

 

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Aujourd'hui, la vie a repris ses droits autour de la Mosquée...

Photo : AFP/Chaideer Mahyuddin 

 


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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:10

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Published by Philip Plisson
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 17:00

01.013

 

Nous sommes fin juillet 1988, mon fils ainé Franck m'assiste depuis un mois. Il va avoir 18 ans. Depuis fin juin, nous avons réalisé, pour les Editions Larousse, l'inventaire du Patrimoine religieux du Morbihan. Un sacré travail. Aujourd'hui, très tôt, nous sommes partis de la Trinité avec le zodiac derrière la voiture. Nous allons assister, pour la première fois, aux Fêtes de Douarnenez, fêtes qui deviendront le grand rassemblement de Brest 92 avec Douarnenez comme point d'orgue. Nous avons mis le bateau à l'eau avec la grue du port de Morgat.

En traversant la baie, nous croisons une flotte hétéroclite de bateaux de travail, de transports à voile et de yachts classics. Au près serré, arrive sous notre vent ce que nous sommes venus chercher : le beau Class J Velsheda. Cette merveille croupissait dans la vasière de la Hamble. Il vient de ressuciter après 50 ans d'abandon et après avoir été squatté depuis les années 30. Une bande de fous sans beaucoup de moyens, a réussi ce challenge de sortir le bateau de la vase, le rendre navigable et l'armer d'un gréement d'origine.

Velsheda a été, à la grande époque, l'un des plus beaux sujets photographiques de la famille Beken sur l'île de Wight. Cowes étant depuis 1851 le théâtre qui a vu naître la Coupe de l'America. Douarnenez et son rassemblement est la première sortie de Velsheda, en dehors du Solent.

Le vent s'est levé et le ciel passe en traîne sous le coup de midi. Velsheda est bord à bord avec un beau 8MJI, barré par Eric Tabarly. C'est Franck qui est à la barre du zodiac. Nous nous présentons sous le vent de ce bord à bord, alors que le vent de terre est rentré avec des rafales à 25/30 noeuds. Impossible de travailler sous le vent de ces deux bateaux, tellement ils brassent de l'eau et font voler des embruns.

Nous passons alors derrière Velsheda. Franck tient le nez du zodiac dans le "Red Flag" (pavillon britannique) de Velsheda. Soudain, une risée plus forte surprend le barreur et l'équipage. Velsheda part au lof, Franck accélère et colle le zodiac sous le Red Flag, alors que Velsheda continue à prendre de la gîte. Je suis au grand angle de 24 mm, un petit peu sous le vent. Un vrai portrait à la Beken !

Merci Franck car cette image n'a pas vieilli et a participé à la toute première reconnaissance de mon travail.

 

Photographiquement Vôtre

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