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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 09:38
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?

Les médias français nous ont présenté ce phénomène naturel comme un évènement international...

Il y a sur notre planète mer seulement deux sites où le marnage (hauteur d'eau entre la basse mer et la pleine mer) est exceptionnel. La Baie de Fundy* bat tous les records avec 17 mètres, vient en second, la Baie du Mont Saint Michel avec 14,20 mètres lors d'une marée de 119. Ces chiffres restent en effet aléatoires. Les hauteurs de marée de pleine mer comme de basse mer dépendent de deux autres phénomènes : la pression atmosphérique et la direction du vent.

Samedi, malgré une vague médiatique sans précédent, nous avons tous pu constater que la mer n'est pas montée plus haut sur notre trait de côte que lors d’un coefficient entre 110 et 115. En contrepartie, nous avons vécu une basse mer exceptionnelle conformément au phénomène de pression atmosphérique (1023) et d'un vent de nord-est de plus de 20 noeuds qui a poussé la mer très loin au large. 

Cette marée, que je considère comme exceptionnelle, vous la retrouverez jeudi prochain dans Paris-Match sur 6 pages avec les textes de mon ami Yann Queffélec qui m'a accompagné pour cette marée vue du ciel.

Comme d'habitude, je remercie mon fidèle pilote Thierry Leygnac qui, grâce à son talent, m'a permis de vous rapporter ces images. 

Photographiquement vôtre.

PHILIP PLISSON

* Baie de Fundy : Cote Est du Canada à la frontière du Québec et des Etats-Unis (Nouveau-Brunswick) 

Vendredi soir - Pleine Mer

Vendredi soir - Pleine Mer

La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
Samedi matin - Pleine Mer

Samedi matin - Pleine Mer

La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
Samedi 15 heures - Une basse mer exceptionnelle !

Samedi 15 heures - Une basse mer exceptionnelle !

La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La culture des fameuses moules de Bouchot dans la Baie du Mont Saint Michel

La culture des fameuses moules de Bouchot dans la Baie du Mont Saint Michel

La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?
La marée du siècle a t-elle tenu toutes ses promesses ?

Retrouvez nos images sur notre Galerie en ligne www.plisson.com

& sur notre photothèque en ligne www.photo.plisson.com

Comme d'habitude, je remercie mon fidèle pilote Thierry Leygnac qui, grâce à son talent, m'a permis de vous rapporter ces images.

Comme d'habitude, je remercie mon fidèle pilote Thierry Leygnac qui, grâce à son talent, m'a permis de vous rapporter ces images.

Avec Yann avant de décoller !

Avec Yann avant de décoller !

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 19:02
Cette nuit, la mer est noire

Avec mon amie Florence nous avons partagé de nombreuses pages couleurs du Figaro-Magazine. Cette semaine le FigMag publie en avant-première des extraits du livre de Florence qui sort jeudi prochain. « Cette nuit, la mer est noire. » EDITIONS ARTHAUD

J'ai choisi une galerie de photos tout en noir et blanc pour  rendre une dernière fois hommage à ce marin d’exception.

(...)Le destin avait frappé à ma porte en 1976, aux États-Unis. J'étais partie seule pour trouver un embarquement à l'arrivée  de la transat anglaise. (...) J'espérais que des marins chercheraient des équipages pour amener leur bateau vers l'Europe. J'attendais sur le quai où étaient amarrés les bateaux après l'arrivée de la course. J'étais habillée à la mode de cette époque. Un petit hippie : short coupé au ras des fesses, chemise indienne et un bandeau autour du front dans les cheveux. J'étais jeune. J'avais 18 ans, l'âge où l'on veut conquérir le monde, où l'on part sans hésiter à la poursuite de ses rêves (...).

(...)Le destin avait frappé à ma porte en 1976, aux États-Unis. J'étais partie seule pour trouver un embarquement à l'arrivée de la transat anglaise. (...) J'espérais que des marins chercheraient des équipages pour amener leur bateau vers l'Europe. J'attendais sur le quai où étaient amarrés les bateaux après l'arrivée de la course. J'étais habillée à la mode de cette époque. Un petit hippie : short coupé au ras des fesses, chemise indienne et un bandeau autour du front dans les cheveux. J'étais jeune. J'avais 18 ans, l'âge où l'on veut conquérir le monde, où l'on part sans hésiter à la poursuite de ses rêves (...).

(...) J'ai mené une existence bien remplie, un peu tumultueuse, c'est vrai. Aucun homme ne m'a comblée autant que l’océan.  C'est la mer qui me fait vibrer, l'océan m'a emportée. La vie de couple ne m'a jamais fait rêver. J'aime trop ma liberté !

(...) J'ai mené une existence bien remplie, un peu tumultueuse, c'est vrai. Aucun homme ne m'a comblée autant que l’océan. C'est la mer qui me fait vibrer, l'océan m'a emportée. La vie de couple ne m'a jamais fait rêver. J'aime trop ma liberté !

ROUTE DU RHUM 1990

(...).Quand j'ai gagné la Route du Rhum en 1990, le sixième jour après le départ, ma radio est tombée en panne. J'étais en tête, mais je naviguais coupée du monde. Jusqu'à l'arrivée, plus d'infos météo. Je n'avais plus de nouvelle des autres concurrents, je m'en remettais à mon feeling. Je voulais arracher une victoire à l'ancienne. Je voulais triompher de la mer seule à seule. À l'approche de la Guadeloupe il y avait Olivier de Kersauson dans un avion: « ne t'inquiète pas, me dit-il, Poupon, Birch et Bourgnon sont loin derrière toi ! »

(...).Quand j'ai gagné la Route du Rhum en 1990, le sixième jour après le départ, ma radio est tombée en panne. J'étais en tête, mais je naviguais coupée du monde. Jusqu'à l'arrivée, plus d'infos météo. Je n'avais plus de nouvelle des autres concurrents, je m'en remettais à mon feeling. Je voulais arracher une victoire à l'ancienne. Je voulais triompher de la mer seule à seule. À l'approche de la Guadeloupe il y avait Olivier de Kersauson dans un avion: « ne t'inquiète pas, me dit-il, Poupon, Birch et Bourgnon sont loin derrière toi ! »

(…)J'étais fière de cette victoire, acquise sans communiquer et sans routage depuis le sixième jour. (...) Je n'étais pas la première femme à courir les océans, mais, si j'excepte Virginie Hériot en 1903, j'étais la première à remporter une victoire face aux hommes.

(…)J'étais fière de cette victoire, acquise sans communiquer et sans routage depuis le sixième jour. (...) Je n'étais pas la première femme à courir les océans, mais, si j'excepte Virginie Hériot en 1903, j'étais la première à remporter une victoire face aux hommes.

Cette nuit, la mer est noire

2011,Florence tombe en mer au large de la Corse.

(...) J'ai basculé en une fraction de seconde. Je suis dans l'eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Je tourne la tête en tous sens, instinctivement. Je vois mon bateau qui s'éloigne. Je cherchais un repère. Une lueur. Un objet. Un signe de vie. Rien. Je suis absolument seule. Isolée dans l'immense masse sombre et mouvante de la mer, dans quelques instants, la mère, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau. Effacer toute trace de mon existence. M'engloutir. Je pense à ma fille Marie.

(...) Je m'enfonce comme dans un puits, lorsqu'après avoir cherché mentalement toutes les possibilités de salut, je n'en trouve aucune qui soit à ma portée. Au silence du grand large, au silence de la nuit, vient se joindre, effrayant, insupportable, cauchemardesque, ce silence de l'effroi, il se dresse devant moi telle une muraille infranchissable un mur glacé qui signifie que je vais mourir. Je vais donc rejoindre le ciel. Ce ciel peuplé de milliards d'étoiles, de Galaxies inconnues, d'amour, de bonheur et d'éternité.

(...) Je m'enfonce comme dans un puits, lorsqu'après avoir cherché mentalement toutes les possibilités de salut, je n'en trouve aucune qui soit à ma portée. Au silence du grand large, au silence de la nuit, vient se joindre, effrayant, insupportable, cauchemardesque, ce silence de l'effroi, il se dresse devant moi telle une muraille infranchissable un mur glacé qui signifie que je vais mourir. Je vais donc rejoindre le ciel. Ce ciel peuplé de milliards d'étoiles, de Galaxies inconnues, d'amour, de bonheur et d'éternité.

(...) en écrivant ces lignes, je me refuse à faire de ce livre un cimetière de marin.

(...) en écrivant ces lignes, je me refuse à faire de ce livre un cimetière de marin.

Pourtant, ils sont nombreux, ceux de mes amis qui ont disparu. Je suis une femme passionnément amoureuse de la vie.  Amoureuse de la création.  Amoureuse des êtres. L'amour a toujours été mon commencement et ma fin, mon alpha et mon oméga. L'amour a comblé ma vie tous les jours. Pourtant, la disparition de mes amis au fil des années laisse un goût de sel dans ma bouche.

Pourtant, ils sont nombreux, ceux de mes amis qui ont disparu. Je suis une femme passionnément amoureuse de la vie. Amoureuse de la création. Amoureuse des êtres. L'amour a toujours été mon commencement et ma fin, mon alpha et mon oméga. L'amour a comblé ma vie tous les jours. Pourtant, la disparition de mes amis au fil des années laisse un goût de sel dans ma bouche.

(...) En mer, je sens l'esprit de mes amis disparus planer à la surface des eaux. Ils m'accompagnent dans chacune de mes solitudes Marines.

(...) En mer, je sens l'esprit de mes amis disparus planer à la surface des eaux. Ils m'accompagnent dans chacune de mes solitudes Marines.

Il n'est pas rare que je les rencontre. Dans les moments difficiles, je sais qu'ils m'ont aidée. Sont-ils du nombre des marins disparus dont les âmes viennent hanter la baie des Trépassés ? (...)

Il n'est pas rare que je les rencontre. Dans les moments difficiles, je sais qu'ils m'ont aidée. Sont-ils du nombre des marins disparus dont les âmes viennent hanter la baie des Trépassés ? (...)

Florence Arthaud

Florence Arthaud

Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Pleine page du Fig Mag cette semaine

Pleine page du Fig Mag cette semaine

Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Avec Bernard Moitessier

Avec Bernard Moitessier

Florence et son ami Eugène Riguidel

Florence et son ami Eugène Riguidel

Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
A Bora Bora au Motu Tapu, Flo, la "comtesse aux pieds nus" ne dénote pas au milieu des mannequins du FigMag

A Bora Bora au Motu Tapu, Flo, la "comtesse aux pieds nus" ne dénote pas au milieu des mannequins du FigMag

Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire
Couverture du Paris Match cette semaine

Couverture du Paris Match cette semaine

Cette nuit, la mer est noire
Cette nuit, la mer est noire

 

"Florence avait de la classe, de la pudeur et un côté « comtesse aux pieds nus » qui rendait son charme dévastateur. Elle a mené sa carrière de navigatrice à cette aune, privilégiant l'aventure pure et l'amitié, faisant confiance aux vagues pour faire la part des choses."

Olivier De Kersauson.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 18:23
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique

Mon amie, la petite fiancée de l'Atlantique, fait partie des victimes de la collision des deux hélicoptères en Argentine. Florence, je l'ai accompagnée durant de longues années dans ses aventures et j'ai passé beaucoup d'heures à la survoler en hélico sur tous les océans, jusqu'au Cap Horn...

En 1996, dans la Route du Rhum, après qu'elle ait subi dépressions sur dépressions, elle dû faire escale à Ponta Delgada aux Açores pour réparer son catamaran de 21 m.

J'ai accompagné l'équipe de technicien, sur place je me suis occupé des problèmes administratifs et de l'avitaillement. J'ai aussi trouvé de quoi loger Florence pour qu'elle se repose pendant qu'on intervenait sur son bateau. À son arrivée à Ponta Delgada, Florence nous a raconté sa découverte, le catamaran de notre ami Loïc Karadec retourné et sans plus aucun signe de vie. Florence a tourné plus d'une heure autour du bateau en criant: "Loïc!, Loïc!" mais Loïc ne répondait plus...

En 1999, j'ai réalisé la banque d'images lors de la préparation, l'entraînement pour la Route du Rhum 1999 et son arrivée incroyable à Pointe-à-Pitre… tout cela créé de vrais liens.

Avec Florence, nous avions de beaux souvenirs de notre aventure et de notre complicité dans : "Cinq filles sur un bateau" pour le Figaro-Magazine en 1984. Deux mois de navigation dans les îles Sous le Vent et les Touamoutou. C'est Florence qui avait imposé ma présence à la rédaction et surtout auprès de Robert Hersant.

Mes 30 ans d'amitié, d'admiration, de respect avec Florence, ce sont aussi des confidences sur la famille, sa passion du livre et l'amour de l'écriture. Comme le dit mon ami Yann Queffelec : « Florence, elle a baigné autant dans le monde maritime que dans le monde du livre. C'est quelqu'un qui serait certainement devenu écrivain plus tôt si elle n'avait pas étincelé sur les mers ». Son livre qu'elle convoitait depuis toujours sortira sans elle fin mars. Elle sera privée de ce bonheur...

Pour finir, je reprendrai les mots de son grand ami Olivier de Kersauson :

« La petite fiancée de l'Atlantique, comme une aventurière unique, d'une extrême gentillesse, Florence Arthaud est un personnage de roman. Sa disparition me fait beaucoup de peine. »

Moi, aujourd'hui, je pense à Marie, sa fille et complice.

Florence en plongée sur les fermes perlières dans les Tuamotu

Florence en plongée sur les fermes perlières dans les Tuamotu

Florence vient de prendre une dorade coryphène. Elle avait une vraie passion pour la pêche mer.

Florence vient de prendre une dorade coryphène. Elle avait une vraie passion pour la pêche mer.

A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
5 Filles sur un bateau

5 Filles sur un bateau

A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
Arrivée à Pointe à Pitre de la Route du Rhum 1999

Arrivée à Pointe à Pitre de la Route du Rhum 1999

A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
Entraînement par petit temps à la Trinité sur Mer

Entraînement par petit temps à la Trinité sur Mer

A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique
A Tahiti, à bord de Joshua, avec son ami Bernard Moitessier

A Tahiti, à bord de Joshua, avec son ami Bernard Moitessier

Escale à Ponta Delgada avant de reprendre la mer

Escale à Ponta Delgada avant de reprendre la mer

En escale à la Trinité sur Mer avec son ami Eugène Riguidel

En escale à la Trinité sur Mer avec son ami Eugène Riguidel

Une sortie pour le plaisir au large de la Trinité, sur Jet Service de Patrick Morvan

Une sortie pour le plaisir au large de la Trinité, sur Jet Service de Patrick Morvan

On retrouve Olivier de Kersauson, Patrick Morvan, Eric Tabarly, Denis Gliksman et Florence

On retrouve Olivier de Kersauson, Patrick Morvan, Eric Tabarly, Denis Gliksman et Florence

Après avoir visionné à plusieurs reprises les images du crash, je suis révolté. Comment, avec des machines aussi perfectionnées, des hommes expérimentés peuvent ils encore faire des fautes aussi graves de conséquences ? Les statistiques démontrent tous les jours que les crashs d'aéronefs sont à 99% des erreurs humaines...

La mer a perdu une de ses plus belles histoires au féminin !

Photographiquement Vôtre

Philip

A Florence, la petite fiancée de l'Atlantique

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:00

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Nous sommes en juillet 1992 dans le cadre du grand rassemblement de Brest 92. La veille, nous avons suivi la grande régate qui mène toute la flotte de Brest à Douarnenez pour finir en beauté cette semaine de fêtes populaires autour de notre patrimoine national de bateaux de travail.

La ville de Douarnenez a décidé d’inaugurer ce jour là son port-musée, ce qui devait devenir le « Mystic Sea Port » à la Française, une institution remarquable créé en 1929 sur la côte Est des USA entre New-York et Boston.

Douarnenez, la Bretagne, et les associations ont investi beaucoup d'argent et sur plusieurs années pour réaliser ce port dans la ria de Port-Rhu, un bras de mer qui rentre au cœur de Douarnenez avec le port de Tréboul sur sa rive gauche.

L’arrivée de toute la flotte, Belem compris, a été une des plus belles fêtes que j’ai vécu sur notre littoral. Alors que la journée avait été particulièrement chaude et ensoleillée en fin de soirée, un front pluvieux est venu recouvrir la belle fête mais vu de « Pêcheur d’Images » au mouillage devant le seuil d’entrée du port, l’ambiance était, à mon goût, devenu plus photogénique.

Au petit matin, un crachin brumeux accompagnait la sortie de la flotte. Toujours au mouillage, j’ai eu le bonheur de vivre ces ambiances, sorties tout droit de « Pêcheur d’Islande ».

Très longtemps, cette yole, armée de 6 rameurs canadiens, a été une des icones préférée de ma production photographique. J’ai toujours beaucoup de tendresse pour l’histoire de cette photo.

Mon assistant de l’époque, breton bretonnant, m’avait fait remarquer que dans ces conditions météorologiques, un photographe local n’aurait certainement pas sorti son matériel mais pour moi, qui suis un breton d’adoption, la Bretagne, c’est d’abord çà. Tout comme la brume dans le grand canal à Venise. Depuis, cet assistant, troisième génération d’ostréiculteur, est devenu mon gendre et mon plus proche ami. Il m’a donné deux petits fils (19 et 13 ans aujourd’hui) qui m’accompagnent et m’assistent.

Ce n’est pas aussi réussi pour le port-musée. Port-Rhu n’a été qu’un énorme gâchis malgré tous les investissements financiers engloutis. Ce qui aurait dû devenir le musée à flot de notre patrimoine maritime est aujourd’hui une petite marina très accueillante avec des pontons pour des yachts en composite.

 

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  Un petit voilier dans Port Rhu

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Bateau de pêche sortant de Port Rhu

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Vieux Gréement au port

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Port Rhu, au petit matin


BREST 92, c'était aussi ça !

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Livarde néerlandaise pendant Brest 92

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L'équipage d'un voilier participant au rassemblement 

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Premier rassemblement de grands voiliers à Brest

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  Au mouillage à Port Rhu

 

Port Rhu à Douanenez, quelques années plus tard dans le cadre de La France Vue de la Mer

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 11:15

Nous souhaitions partager à nouveau avec vous les émotions vécues lorsque nous étions au coeur de la Tempête PETRA,
à travers ce film déjà visionné 300 000 fois et grâce aux images réalisées ce jour là !

Merci & Bon Vol !

Photographiquement Vôtre

 

 

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  Saint Guénolé

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  Le phare de Nividic

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  La Mer d'Iroise, comme un bouillon

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  La vague qui arrive sur le phare de Nividic est plus haute que lui !


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La vague traverse le phare de la Jument sur son passage


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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 08:30

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Cette image qui a fait le tour du monde est, une fois de plus, une belle histoire d’hommes à l’origine. Nous sommes le 30 décembre 2006. Dans l’après-midi, mon ami Daniel Manoury, mon pilote d’hélicoptère depuis 17 ans, vient me rendre visite à la maison. Nous parlons de notre passé, de nos aventures, de notre complicité car demain, 31 décembre, c’est le dernier jour où Daniel pourra piloter sa machine. Il est à la retraite obligatoire le 1er janvier 2007. À la maison, la télévision est allumée sur la chaîne météo car un avis de grand frais est annoncé. Je suis donc l’évolution de cette dépression. Vers 17 heures, les conditions se précisent. J’appelle Toulouse, le service des prévisionnistes Marine avec qui j’entretiens des rapports réguliers et exceptionnels. J’ai alors  la confirmation d’un avis de coup de vent de 8 à 9 Beauforts. J’appelle ensuite mon ami Carlos, le commandant de l’Abeille Bourbon qui me confirme que les prévisions sont musclées et qu’il est déjà sur zone au mouillage sous le Stiff à Ouessant. Je lui pose directement la question : « Si je viens demain matin au plus fort de la dépression, pourras-tu naviguer pour faire des images ? ». Il me confirme que mon autorisation préfectorale est toujours valable et qu’il ne voit aucun inconvénient à ce que nous nous retrouvions autour de 10 heures dans le nord est de Ouessant, près du « Trou de l’enfer ».

31 décembre 2006. Pour mon ami Daniel, c’est son dernier jour de vol après une très longue et très belle carrière de pilote, d’abord dans l’armée de l’air puis dans le civil chez Héli Bretagne. Il enregistre plus de 15 000 heures de vol à son compteur… Il décolle de Vannes et passe me prendre à La Trinité. Mon assistant est en congé alors j’embarque mon ami et gendre Younick dans l’aventure. Pour me faire plaisir une dernière fois, Daniel a installé les doubles-commandes. Depuis des années, Daniel m’a donné le goût du pilotage de l’hélicoptère. C’est devenu une passion.

Je prends les commandes, direction Ouessant. Arrivé sur zone, nous nous posons sur le terrain pour couper et mettre la machine en configuration photo. J’enfile mon harnais pour travailler dehors, debout sur le patin. Younick prépare le matériel photo, prêt à répondre à mes demandes. Nous nous comprenons très bien car il a été mon assistant pendant un an en 1992.

Daniel reprend les commandes, direction l’Abeille Bourbon qui fait déjà route. La suite se passe de commentaires. L’addition des conditions de mer, du plus beau remorqueur de haute mer et le talent du pilote ont écrit la suite de l’histoire. La qualité spectaculaire des images est à mettre au crédit du commandant et de l’équipage de l’Abeille qui ont fait passer ce bateau dans la zone la plus perturbée, autour de Ouessant, les jours de gros temps.

À la fin des prises de vues, le commandant Carlos, me demande par radio de me mettre au-dessus de l’étrave de l’Abeille, alors qu’il avait changé de cap, et me précise que l’Abeille avait la houle "dans le cul". Pratiquement en stationnaire au-dessus de la plage avant de l’Abeille, nous avons vu sortir tour l’équipage avec en tête, Carlos. Ils ont alors déroulé une grande banderole qu’ils avaient préparée sur laquelle était écrit en grand : « Merci Daniel ! » Oui, ce jour-là, tous les marins, tous les hommes et femmes d’images pouvaient dire un grand merci à notre cher Daniel qui, par tous les temps, nous avait si bien placé au cœur de notre sujet : la Mer. Si la Terre sépare les hommes, la Mer les rapproche. La preuve, une fois de plus.
Un seul regret dans cette aventure, la réaction du groupe Bourbon, qui m'a refusé d'embarquer quelques mois plus tard à bord de l'Abeille pour compléter mon reportage et qui n'a jamais accusé réception du grand tirage que j'avais offert comme épreuve d'auteur au Président. Les remorqueurs de haute mer sont affrétés par la Marine sous l’autorité des préfets maritimes. Mais les services de communication de cet armement, avait refusé qu'un Peintre de la Marine soit embarqué à bord d’une de leur unité.

Ma satisfaction aujourd’hui, ce sont les milliers d’images de l’Abeille qui habillent les bureaux comme les foyers des Français et qui a rendu populaire, l’intervention de l’État en mer. 

Pour finir la journée et fêter ce dernier vol, nous sommes passés par l’île de Sein où mon ami Brigitte nous avait préparé un ragoût de homard. Enfin, après avoir refioulé à Quimper, j’ai piloté pour rentrer sur Vannes. C’était la dernière heure de vol de mon ami Daniel.

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    Seul ce remorqueur peut traverser la mer par gros temps !

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  Au second plan, le phare du Créac'h à Ouessant

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  A la demande du Commandant, nous nous mettons en stationnaire au dessus de la plage avant

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  Tout l'équipage se retrouve à l'avant avec la pancarte qui remercie Daniel

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  Un très beau moment  de partage !

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  Nous laissons ensuite l'Abeille repartir et nous nous dirigeons vers Ouessant.

 

Retrouvez les images de l'Abille Bourbon sur notre Galerie de vente en ligne

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 08:00

Le 15 Janvier 2009, alors que je prenais des photos de Manhattan depuis l’autre côté de l’Hudson River, j’ai senti qu’il se passait quelque chose d’étrange sur ma droite. L’œil dans le viseur, mon champ de vision était restreint. C’est en détournant le regard que je me suis rendu compte qu’un avion venait de se poser sur l’Hudson River ! Je n’avais rien entendu puisque les moteurs étaient coupés, et j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un exercice. Quand je me suis rendu compte que la situation était bien réelle, car les portes de l’avion venaient de s’ouvrir et les passagers se servaient des toboggans comme de canots de sauvetage, j’ai voulu changer de boîtier et d’objectif puisque j’étais toujours au grand angle. Je tremblais tellement d’être le témoin de cette incroyable scène, que j’ai mis un certain temps à enclencher mon 500 mm sur mon boitier.

 Le pilote de l’A320 a été salué comme un héros national car grâce à son expérience et à son sang froid, il n’y a eu aucune victime. A l'origine de cet accident, un groupe de bernaches du Canada, percuté en plein vol, qui a provoqué la perte de puissance des réacteurs.

De ces moments incroyables, j’ai réussi à capter ces quelques images que je partage avec vous aujourd’hui car il y a des histoires qui finissent bien, et puisque j’étais juste au bon endroit au bon moment…

 

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La première photo que j'arrive à prendre ! L'avion vient juste d'amerrir, évitant une catastrophe en pleine ville de New York

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  Très rapidement, une navette se détourne de sa route et vient à la rencontre de l'avion qui flotte...Les premiers passagers sortis sont déjà sur les ailes de l'avion

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  On ne voit que la queue de l'Airbus au milieu de la flotte de navires, ferries et  vedettes20090114-IMG 9124 1

 

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  Les premières navettes entourent l'avion pour récupérer les passagers sur les toboggans et les ailes

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  L'ensemble des 150 passagers et 5 membres d'équipage sera très vite évacué.

L'A320 sombrera dans les eaux glacées de l'Hudson River à la tombée de la nuit.

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  Juste avant le crash, je regardais Manhattan comme ça...

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Photographiquement Vôtre

 

Prochaine Histoire d'hommes : la photo de l'Abeille Bourbon

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 08:40

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Nous sommes en août 1989. Pen Duick arrive de Bénodet après avoir participé au premier rassemblement des grands voiliers de Rouen en juillet. C’est à cet instant, la première fois depuis 1962, que Pen Duick tire un bord dans la baie de Quiberon. En 1963-1964, Eric est complètement absorbé par la conception et la construction de Pen Duick II chez les frères Gilles et Marc Costantini à La Trinité où l’on travaille dans la plus grande indifférence à la naissance d’une légende…

Pen Duick, lui, le bateau de la famille Tabarly est abandonné dans la vasière pendant 25 longues années. C’est Bruno Troublé qui a l’idée de faire financer les travaux pour faire revivre Pen Duick dans le cadre des fêtes nautiques qui marqueront les 200 ans de la Révolution Française.

L’épave, ou presque, de Pen-Duick est entre les mains d’or de Raymond Labbé dans son chantier à Saint Malo. Le bateau de mon enfance va revivre. Les français, sur tous les plans d’eau, vont découvrir les élancements et le gréement exceptionnels de la Petite mésange noire , "Pen-Duick" en breton, un plan William Five dessiné à Fairlie en Ecosse et construit en Irlande en 1896 dans la vasière de Cork.

J’ai une belle histoire personnelle à bord de Pen-Duick en compagnie de « Babar », le père d’Eric. Mais depuis cette foutue nuit du 12 au 13 juin 1998 où Eric fait son trou dans la mer, expulsé par Pen-Duick, mon histoire n’a plus le même goût. J’ai passé avec Eric des heures heureuses sur son yacht, j’y ai dormi quelques fois, seul, les yeux ouverts mais jamais je ne remettrai mon sac à bord.

Je suis et resterai orphelin de mon ami.

 

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 08:30

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On est au printemps 1990, coup de fil d’Éric. Il m’annonce que Thalassa vient tourner plusieurs jours un film sur Pen Duick. Eric connaît  l’amour que je porte à son bateau. Il me demande alors si je peux venir deux  ou trois jours le retrouver pour faire du cinéma…. Il n’a pas besoin de me poser deux fois la question. Je lâche tout, j’arrive !

Les conditions météo sont exceptionnelles : Tempête de ciel bleu, vent solaire avec un thermique de 15 nœuds en fin d’après midi qui souffle sur la belle lumière.

Pendant deux jours, nous nous prêtons aux objectifs de Thalassa, entre l’Odet au pied de chez Éric et l’archipel des Glénan. Cette photo, c’est le soir où nous rentrions d’un beau mouillage aux Glénan. On n’a pas besoin de parler avec Éric pour se comprendre. Nous savons l’un comme l’autre que ce bateau offre à celui qui sait l’écouter et le regarder avec le cœur une authentique relation avec la mer.

Je n’ai jamais fait partie du cercle très privilégié des équipiers au long cours d’Eric. Mais sur Pen Duick, en régate, j’ai eu le bonheur d’occuper les postes de navigateur, de tacticien ou de régleur.Mon amie Jacqueline passait les sandwichs et voire même un appareil photo quand elle estimait que l’instant était exceptionnel.

Cette image sera la photo la plus publiée dans la presse la dernière semaine de juin 1998. Du bonheur au malheur, il n’y a qu’un battement de cils…

 

J'avais eu la chance d'embarquer avec Eric sur Pen Duick, pendant la Nioulargue, en voici quelques images que j'aime partager

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 16:30

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Nous sommes en octobre 1995. Je prépare le livre du Centenaire du Belem que m’a confié la Fondation Belem 1896-1996. Depuis un an, je navigue régulièrement à bord pour réaliser mes images. Cet été 1995, Belem est en Méditerranée. Nous naviguons entre Marseille et Nice avec une escale sur l’île d’Elbe avant le tour de Corse. La tournée s’achève fin septembre avec une dernière escale à Port-Vendre où je réembarque pour le tour de la Péninsule Ibérique. Nous faisons escale à Cadix après une semaine de navigation pour embarquer les derniers stagiaires de la saison. Je laisse ma place à mon fils Guillaume qui va poursuivre l’aventure jusqu’à Nantes.

Fin octobre, j’ai rendez-vous avec Belem en fin d’après midi entre les îles de Groix et de Belle-Ile pour réaliser la dernière séance de photo en hélico. Dans la journée, le temps est particulièrement pourri : crachin breton, vent nul, mer plate. Comme convenu, nous décollons de La Trinité à 17 heures pour faire route sur la pointe des Poulains à Belle-Ile et attendre Belem. Une très belle surprise nous y attend ! Le vent s’est levé, le ciel est passé en traîne avec la pleine mer mais surtout un très beau train de houle accompagne ce changement de météo.

Belem se présente avec quelques voiles carguées et serrées mais avec encore assez de toile pour garder le bateau vivant. Je pense que c’est la plus belle séance de photo qu'il m’ait été donné de faire sur ce bateau, que je suis depuis son accostage sous la Tour Eiffel après qu’il ait quitté l’île de San Georgio à Venise, racheté par la Caisse d’Epargne.

A l’avant bâbord, on aperçoit un homme en ciré jaune, c’est Guillaume qui fait des images en évitant les embruns. A cette époque, j’avais encore l’habitude de partager régulièrement des sujets avec lui. Pendant 15 ans, nous avons pratiquement tout partagé jusqu’au jour où il s’est fait absorbé par ses clients. Son talent lui a permis alors de voler de ses propres ailes.

 

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On voit à peine la silhouette du marin dans la mâture... 

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AA32603Belem est le dernier trois mâts barque Français, navire école pour les Mousses !

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  Belem est retourné à Venise en avril dernier ! Une escale nécessaire pour remercier les Italiens de l'avoir sauvé et de lui avoir donné une nouvelle mission : celui de navire-école !

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